La Grande Aventure LEGO… dans nos organisations!

Bande annonce du film 

Récemment je suis allée voir le film LEGO au cinéma. C’est l’une de mes clientes qui m’en avait parlé pour qu’on s’en inspire dans le cadre d’un mandat.

Fort intéressant!

L’air de rien, je n’aurais pas imaginé pouvoir faire des liens avec le développement de la créativité et du leadership collaboratif.

« Emmet est un petit personnage banal et conventionnel (dans le film un constructeur) que l’on prend par erreur pour un être extraordinaire, capable de sauver le monde. Il se retrouve entraîné, parmi d’autres, dans un périple des plus mouvementés, dans le but de mettre hors d’état de nuire un redoutable despote (Lord Business). Mais le pauvre Emmet n’est absolument pas prêt à relever un tel défi! »

Enfin, c’est qu’on croit…

La première leçon du film est que pour « sauver le monde », notre héros issu d’un milieu normé (trop) conventionnel doit s’inspirer des règles qui y sont imposées. Le Emmet en question y parvient seulement à partir du moment où il lâche prise sur l’idée de trouver une solution en créant quelque chose de nouveau et d’extraordinaire et qu’il tente plutôt de créer à partir de ce qui existe déjà, des règles qu’il connait. C’est un peu le défi qu’on a en organisations aujourd’hui. Comprendre les systèmes existants, être conscient de leurs limites, mais savoir jouer autour des contraintes (ex. temps). L’idée n’est pas de rejeter ce qui existe ou de récréer des systèmes parallèles. On le voit dans le film, les deux systèmes à l’opposé (le monde de Lord Bussiness versus le monde parfait) comportent chacun un lot considérable de contraintes.

« Il y a étrangement beaucoup de règles dans votre monde sans loi. » dit Emmet en mettant les pieds dans le monde parfait. Ce que je retiens de cette leçon, c’est que ce n’est pas l’un ou l’autre, c’est l’un ET l’autre. Le meilleur des deux mondes en fait.

La deuxième leçon fait appel à l’intuition. L’allié de notre héros lui répète constamment que pour arriver à trouver une solution il devra se fier à son instinct. Difficile par contre pour Emmet, car bien qu’il revêt le chapeau de constructeur (perçu dans le film comme un grand créateur), il n’a pas appris à faire autre chose que suivre les règles qui lui sont dictées. Il a appris à monter des structures en suivant le plan (comme à l’endos d’une boîte de LEGO), mais pas à imaginer. Encore là, le héros arrive à ses fins à partir du moment où il comprend que son monde conventionnel lui apporte une certaine structure de laquelle il peut s’inspirer, mais qu’il peut aussi créer sa propre structure, son propre «vaisseau» en ayant le courage de croire en ses idées. Ramené en organisations, ça fait appel à l’idée d’oser tester et construire les projets qu’on a en tête, même si parfois ils sortent des cadres et peuvent paraître fous.

Je parlais à un entrepreneur dernièrement et il me racontait que c’est sa connaissance du milieu, mais surtout son audace qui lui avait valu le succès de son entreprise d’économie sociale.

La troisième et dernière leçon nous dit que pour s’attaquer à un enjeu de taille, il ne suffit pas d’être créatif, mais qu’il faut savoir se doter d’un bon plan et travailler en équipe pour le mettre à exécution. Dans le film, Emmet construit son plan final et fait appel aux forces de chacun pour le réaliser. Il invite les personnages à construire leurs propres « vaisseaux », à leur image pour ensemble être plus forts. Si on le ramène en organisations, le plan devient le design ou le processus qu’on élabore pour guider l’action. Un plan structurant plus que structuré. Encore là, le but n’est pas de travailler en équipe juste pour travailler en équipe ou de collaborer parce que c’est à la mode. On collabore parce que chacun à une perspective différente de la situation ou de l’enjeu, chacun a une couleur ou un talent particulier et qu’une fois mis en commun, ça offre une perspective élargie sur l’enjeu qui est collectif. En fait, ça permet de travailler à partir de l’intelligence collective pour que l’ensemble en bénéficie, pas seulement l’individu.

Ça ramène aussi à l’idée qu’on peut être très créatif, mais que si ça ne répond pas au besoin de la collectivité (organisation), on n’est pas plus avancé.

Sur ce, il y aurait encore des liens à faire, mais j’ai envie de vous suggérer d’aller voir ce film à votre tour. C’est ludique, ça fait plein de sens et c’est une belle critique de notre société et de nos organisations!

 

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