Lorsque Caroline m’a proposé d’écrire un billet pour le lab des Grisvert, ça m’a donné un peu la trouille. Je ne suis pas très douée avec les mots. Ils ne sortent pas facilement et je tâtonne pour bien les enchaîner. Je préfère de loin dessiner.

La semaine dernière, j’ai collaboré à titre de facilitatrice graphique avec l’équipe de Grisvert lors de la rencontre du Plateau-Mont-Royal : une culture signée Le Plateau. Et ça mange quoi en hiver, une facilitatrice graphique? Ça mange des pastels, des bâtons de cire, des feutres, de très gros feutres afin de capter visuellement, en grand format, l’essence de ce qui se passe dans la salle.

Avant d’arriver à l’événement, j’ai un plan de match, une idée du devis, du déroulement de la journée. Je suis au courant du sujet et je veux savoir qui sont les participants, mais c’est à peu près tout. Dans ce cas-ci, ce sont des gens issus du milieu culturel, des créatifs pour la plupart.

J’installe donc une grande fresque de papier sur chevalets, mes feutres et crayons classés sur la petite table à mes côtés et mon matériel de correction, parce que la touche undo n’est pas accessible. Je la cherche cette fameuse touche, elle me manque bien souvent! Mais son absence provoque aussi de belles surprises.

Mon but est de capter le déroulement de la journée visuellement, mais surtout ce que les participants apportent. Je travaille pour eux, pour qu’ils puissent avoir une image globale de ce qui se passe et leur permettre de voir le processus dans lequel ils sont en train de faire émerger de nouvelles idées. C’est fascinant de voir les liens qui peuvent se créer entre ces idées.

La facilitation graphique est une synthèse visuelle qui sert autant aux participants durant l’événement qu’aux absents à qui on veut expliquer les grandes lignes de la rencontre.

Car on le sait bien, une image vaut mille mots!…

Mylène Choquette, facilitatrice graphique

4 commentaires

  • Julie dit :

    Merci Mylène! Ton talent m’épate 🙂

  • Ian Segers dit :

    Vraiment super!!!
    De la création visuelle en directe avec des gens de la culture (les créatifs!), c’est un mélange qui s’harmonise plutôt bien. L’idée de marier le dessin, les synthèses visuelles et le travail de co-construction est une démarche très créative et qui sans aucun doute, marque les imaginaires. J’aimerais bien trouver ce type de talent ici à Chicoutimi lors de mes accompagnement.

    Bonne route!
    Ian Segers

    • Mylène dit :

      En effet, Sherbrooke-Chicoutimi, la route est plutôt longue, mais sait-on jamais…
      Au plaisir de se croiser sur la route!

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