Quelques notes pour références futures (et pour vous donner quelques pistes de réflexion) au sujet du rôle des généralistes et du développement de cette dimension chez les gestionnaires.
Il y a quelques mois, Steve Hardy publiait un excellent texte sur le rôle des généralistes. Celui-ci m’avait fortement intéressé lors de sa publication. Une relecture faite récemment m’a toutefois fait comprendre à quel point celui-ci a eu un impact sur moi. Depuis, non seulement j’ai étendu mes lectures sur le sujet, mais j’en viens, à travers mes activités professionnelles quotidiennes, à me reconnaître fondamentalement comme un généraliste avec des « expertises générales » dans certains domaines tels la stratégie, l’analyse et la résolution de problématiques organisationnelles, l’analyse environnementale, l’accompagnement d’équipes, etc.
En guise de rappel, voici un extrait du texte de Steve publié sur son blogue il y a quelque temps :
Almost six years ago I humbly planted a stake in the ground and began this weblog, Creative Generalist. The blog was and continues to be about generalism and generalists, those so-called dabbling dilettantes of knowledge; those curious of everything, but experts at nothing. I myself am a proud Creative Generalist and through my blog I’ve discovered that there are many, many others like me who share the same wide-ranging tendencies and healthy skepticism of unchecked or misguided specialization.
Nothing can substitute for depth of analysis, and there’s proven value in specialization – it’s what education, career paths, scientific research, and technological innovation are built on – but generalism is a secret talent. With so much complex information, fragmented in so many ways and developing faster and faster, it is increasingly important to have generalists around to make sense of it all, of the big picture. People who appreciate diversity, who are in the know about the wider world and who understand how things interact are invaluable observers, matchmakers, and pioneers of the intersectional ideas so vital for success in today’s knowledge economy, conceptual age, and global community.
But what exactly do generalists do? That’s the question most often asked of me and it’s not an easy one to answer. By definition, generalists tend not to focus (actually, they do focus but just not to the extent that specialists do), they don’t often travel in groups (lacking common associations, designations, and unions), and their shape-shifting versatility changes them frequently. But they are definable and there most certainly are essential traits and skills inherent to them.
I’ve identified five core areas at which Creative Generalists excel. They are:
• Wander & Wonder – finding possibility
• Synthesize & Summarize – presenting information
• Link & Leap – generating ideas
• Mix & Match – connecting people
• Experience & Empathize – understanding worldview
Si votre curiosité est piquée, vous vous devez de lire la suite…
Je suis, dans la suite de ces idées, présentement à réfléchir sur le rôle de généraliste que doit jouer le gestionnaire et sur sa réelle valorisation dans les organisations.
- En quoi la capacité de généraliste d’un individu est-elle nécessaire afin de lui permettre de jouer son rôle et surtout de faire évoluer son environnement (son équipe, son organisation, son domaine)?
- Comment cette dimension de l’individu peut-elle être valorisée et se développer ?
- Comme ce sont souvent les compétences techniques (et spécialisées) de l’individu qui lui ont value de monter dans l’organisation et d’occuper des postes de gestion, quelle importance la dimension « généraliste » peut-elle avoir pour lui ?
Il me semble que c’est justement cette aptitude qui permet de faire les liens avec d’autres disciplines (dans l’organisation ou à l’extérieur) de faire des croisements et d’identifier de nouvelles opportunités (d’innover comme pourraient le dire certains).
Le PDG ne devrait-il pas être le généraliste par excellence ? Est-ce la raison pour laquelle je suggère à certains d’entre eux de se trouver un bon directeur général (ou vp exécutif) afin de pouvoir se consacrer à temps complet à la compréhension de ce qui se passe à travers son organisation et à travers le monde (l’environnement externe de l’organisation)?
p.
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