Les organisations qui cultivent leur vivacité (première partie)

(mise en garde : ce billet est un peu plus long qu’initialement envisagé. Désolé, je promets toutefois quelques bonnes idées aux courageux lecteurs qui liront les deux parties.).

J’ai écrit l’année dernière sur les organisations qui asphyxient. Ma réflexion sur le thème se poursuit et prend différentes formes (plus positives !), principalement autour de deux axes importants : le rôle des gestionnaires dans l’organisation et la capacité de l’organisation à provoquer de nouvelles choses.2253210500_7aefbfd916_b1

La question fondamentale pour moi est la suivante : qu’est-ce qui fait qu’une organisation est en mesure de trouver « en elle-même  » l’énergie et le dynamisme nécessaire afin de réaliser ce qu’elle a à faire ?

Mon métier m’amène à connaître un grand nombre d’organisations, de toute nature et de toute grandeur. J’ai pu constater, avec le nombre, que ni la taille, ni le domaine ne déterminent la capacité d’une organisation à être « dynamique et créative ». Sans vouloir m’empêtrer dans un discours sur la culture organisationnelle ou sur des thèmes épluchés à la corde, je souhaite ici énoncer les quelques facteurs déduits à travers ma pratique qui m’aident aujourd’hui à reconnaître la capacité d’une organisation à être « génératrice d’énergie ».

Premièrement le nom à donner à cette condition :

Le meilleur qualificatif pour nommer cette condition est, pour moi, celui de « vivacité organisationnelle  ». Ce terme n’est pas venu facilement. Qu’est-ce qui décrit le mieux cette capacité à évoluer, à provoquer le changement à travers l’organisation, à énergiser les personnes, à tirer partie de la force du groupe, à constamment recadrer la réalité afin de centrer l’action, à développer une énergie commune vers des objectifs qui ont du sens? Au-delà du dynamisme, de la créativité, du leadership organisationnel, de la « flexibilité », de l’agilité, la notion de vivacité m’anime et me parle plus profondément. Peut-être incorpore-t-elle la notion de « vie » ou fait-elle allusion à l’organisation comprise comme un organisme vivant. Je ne sais pas. Tout ce que je sais, c’est que ce terme est venu de lui même, après plusieurs jours de latence (de lectures, questionnements, de macération). Il est apparu et semble m’accompagner dans la plupart de mes réflexions des derniers temps.

Le Robert fournit la définition suivante du concept de vivacité:

Premier sens : Caractère de ce qui a de la vie, est vif: activité entrain, pétulance. Vivacité de geste et de parole, vivacité des mouvements -> agilité, prestesse

Deuxième sens : Caractère de ce qui est vif, a de l’intensité ->éclat, force.

Troisième sens : Caractère vif (de l’air) -> fraîcheur

Le contraire de la vivacité : Apathie, indolence, langueur, lenteur, lourdeur, mollesse, nonchalance.

Tien, tout ça représente bien l’image que j’avais en tête lorsque le mot m’est venu à l’esprit!

Donc la question : qu’est-ce qui donne de l’agilité, de la légèreté, de l’éclat, de la force, de la fraîcheur à une organisation ?  Qu’est-ce qui doit exister pour éviter de voir un système organisationnel s’empêtrer dans la lourdeur, la mollesse, la nonchalance, l’apathie… s’asphyxier quoi !

Voilà le cœur de la question! Qu’est-ce qui caractérise une organisation vive ? Comment développer la vivacité organisationnelle ? Est-ce possible sans développer les humains qui composent le système (il me semble que non !)?

Les sources de la vivacité :

Je n’ai évidemment pas de réponse définitive !

(Mais toutefois quelques idées dans la seconde partie du billet !)

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