Suite de la chronique (probablement pas tout à fait la fin…)
Un autre épisode dans la vie de GM présenté dans une dépêche de la BBC ce matin :
GM has lost a combined $51bn over the past three years and recently said it would not return to profitability, as previously hoped, in 2008.
Should GM shares continue to slide, experts have said the firm is in danger of falling out of the Dow Jones Industrial Average index of leading US stocks.
GM has been a member of this prestigious club since 1925.
L’industrie automobile américaine est aujourd’hui dans le pétrin. Fait intéressant, on comprend aujourd’hui que ces entreprises ont construit une stratégie dont le talon d’Achille reposait sur un seul facteur de risque : le coût de l’énergie.
Comme d’habitude, quelques questions me viennent à l’esprit :
- aurait-il été possible pour ces entreprises de changer leur offre étant donné les habitudes développées par leurs clients traditionnels ?
- D’une part, ces clients ont été friands de véhicules énergivores « jusqu’au bout » (jusqu’à il y a quelque temps, ils étaient preneurs de tels véhicules).
- D’autre part, les clients ayant déjà voté avec leurs pieds ont développé des préjugés envers l’offre des 3 principaux constructeurs américains.
- Autrement dit, ces entreprises pouvaient-elles changer? (ma réponse): j’imagine que oui, mais il me semble qu’elles ont été prises dans un « catch-22″ où les seuls acheteurs étaient des acheteurs de véhicules énergivores.
- À mon sens, le seul moyen d’éviter le présent scénario aurait été une lente transition et, peut être, l’affirmation au début des années 2000 d’un changement radical de philosophie et la mise œuvre d’une évolution lente de l’offre autour de cette philosophie.
- (Celle-ci est pour vous) sur quels facteurs de risque la stratégie de votre organisation est-elle construite ? Qu’est-ce qui peut changer dans votre environnement qui aurait un effet foudroyant sur votre position concurrentielle ?
Certainement plus plus tard… décidément, un bon sujet pour la catégorie « au bout du rouleau »…
p.
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2 réponses pour le moment ↓
1 Clément Laberge // 1 juillet 2008 à 10:15
Cela fait réfléchir, en effet!
J’ai entendu la semaine dernier à CNN une entrevue avec le patron de Chevron (compagnie pétrolière) qui refusait complètement d’admettre quelque problème que ce soit… Pour résoudre le problème du prix de l’énergie, disait-il, il suffit d’accorder le droit aux compagnies pétrolières d’extraire encore plus de pétrole (offShore, Alaska, etc.).
Un problème? vous voyez un problème vous?
2 Dancause // 1 juillet 2008 à 10:23
N’est-ce pas la compagnie qui avait un pétrolier nommé « Condoleezza Rice »? Qui l’a rebaptisé après l’élection des républicains…
(bon retour Clément!)
p.
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