Chaque semaine, les membres de l’équipe de Grisvert partagent leurs réflexions et commentent le chemin parcouru.

Jean-Sébastien

Trois journées d’animation la semaine dernière avec un groupe de représentants de la plupart des Premières Nations du Québec. J’ai animé avec mon ami Serge Ashini Goupil, un Innu de Schefferville. L’événement réunissait des professionnels en aménagement du territoire et se tenait en parallèle avec une assemblée extraordinaire des Chefs. Un beau travail en duo avec Serge, une belle complémentarité et un trois jours lors desquels on a vécu plusieurs moments très intéressants avec le groupe: construction, contrôle, réaction, chaos et convergence. Serge et moi travaillons déjà ensemble sur un autre mandat où la collaboration entre écologistes, industriels et Premières Nations sera essentielle. Un beau défi!

On m’avait approché il y a quelques semaines pour un mandat et voilà que le client me rappelle lundi pour me demander si je pouvais commencer cette semaine! Ils ont été chanceux, je n’avais pas d’animations, que du travail de planification, de gestion et de développement à l’horaire. J’ai donc eu à démarrer l’intervention sur les chapeaux de roue! C’est un assez important mandat d’accompagnement d’une équipe qui a à implanter une solution technologique dans une grande organisation. L’équipe réunit des ressources internes, des ressources d’un développeur de progiciels et des ressources d’un consultant en intégration. J’y jouerai un rôle de facilitateur et d’accompagnateur auprès de l’équipe afin de les aider à développer et structurer des pratiques de collaboration qui pourront contribuer à tirer profit du plein potentiel de l’équipe afin de réussir l’implantation de manière agréable et performante. Une intervention qui pourra durer plusieurs mois. Un autre beau défi!

Étienne

Janvier tire à sa fin… et je continue sur ma lancée de l’automne! Cette semaine, pas d’intervention en grand groupe, mais beaucoup de rencontres de travail avec mes clients. Des rencontres où les objectifs sont très variés: préparer le terrain en vue de…, cerner les objectifs et les résultats attendus pour…, se donner une compréhension commune de la demande reçue du grand boss, travailler une proposition de déroulement pour… etc.

Peu importe l’objectif de la rencontre, je constate pratiquement toujours la même chose : nous, les humains, avons très souvent l’impression d’être sur la même longueur d’onde, d’avoir tous compris la même chose ou de tous dire la même chose. Mais lorsque l’on creuse un peu et que l’on pose des questions, on se rend vite compte que ce n’est pas le cas. C’est souvent le rôle que je joue à titre de consultant externe : poser des questions pour creuser! Poser les bonnes questions, c’est un art, mais quand on arrive à le maitriser un tant soit peu, les résultats sont impressionnants. C’est ce qui s’est passé la semaine dernière dans plusieurs des rencontres auxquelles j’ai participé. La rencontre débute sur la base d’une soi-disant compréhension commune pour rapidement évoluer vers une confusion générale où certains pourraient être tentés de tout arrêter, mais qui est nécessaire pour arriver à faire émerger les bases d’une réelle compréhension partagée. Une fois cette compréhension partagée atteinte, il est toujours impressionnant de voir le niveau de mobilisation et d’énergie qui se dégage chez les participants, sans parler de la facilité avec laquelle les prochaines étapes seront réalisées par chacun. C’est un peu plus long au début, mais c’est un levier accélérateur très puissant pour la suite des choses. Pour ceux qui voudraient en apprendre davantage sur cette dimension, je vous invite à explorer la notion du «GROAN ZONE». Rassurez-vous, il ne s’agit pas d’une maladie, mais bien de l’appellation consacrée dans la littérature pour décrire cette phase de confusion dont je parlais ci-haut. Je vous suggère l’excellent livre Facilitator’s guide to participatory decision-making où vous y trouverez le chapitre suivant Grounding principles.

Je termine en partageant avec vous ma lecture de la semaine. Il s’agit du dernier livre de Garr Reynolds: The naked presenter, un bon bouquin pour ceux qui souhaitent prendre conscience de ce qui nous permet ou non de livrer des présentations puissantes qui auront l’impact souhaité auprès de l’auditoire. Parmi les différentes prises de conscience qu’il nous invite à faire, il suggère d’utiliser du PUNCH pour générer de l’impact dès le début de notre présentation. Pour lui, du PUNCH c’est : «Personnal, Unexpected, Novel, Challenging or Humorous»! Les meilleures présentations contiennent au minimum un ou plusieurs de ces éléments. Rappelez-vous la dernière présentation que vous avez faite et demandez-vous si vous avez utilisé en début de présentation l’un des 5 éléments mentionnés pour maximiser votre impact!

Photo de l’entête: détail d’une animation par Philippe Dancause, janvier 2011.

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