Chaque semaine, les membres de l’équipe de Grisvert partagent leurs réflexions et commentent le chemin parcouru.

Jean-Sébastien

Première récolte de 2011, avec un peu de retard sur la fréquence à laquelle nous étions habitués (chaque vendredi).

L’année 2010 était la seconde de l’existence de Grisvert. Notre première animation «officielle» a eu lieu en janvier 2009. C’était une rencontre de concertation en persévérance scolaire et 300 personnes y ont participé. Ça avait été un succès et depuis, nous progressons sur une voie dont nous ne connaissons pas la destination nous-mêmes! Étienne s’est joint à nous l’automne dernier et Caroline est de plus en plus présente dans nos animations. Il y aura de nouveaux visages dans l’équipe en 2011, c’est presque certain. L’avenir est plein de beaux défis pour nous et nous sommes prêts à les relever!

Pour moi, ça implique que j’aurai à consacrer plus de temps à structurer la «machine» Grisvert en 2011. Jusqu’à présent, nous avons fonctionné avec très peu de plans et de mécanismes de coordination. C’est donc quelques éléments de structure supplémentaires que je devrai positionner dans ce chaos créatif qui caractérise notre esprit entrepreneurial!

De beaux mandats s’annoncent également pour les prochains mois. Comme je n’accepte jamais de considérer un succès comme étant potentiellement une «recette» à répéter, je continuerai à me pousser et à pousser mes clients plus loin et à explorer de nouveaux territoires en matière de collaboration et de cocréation.

En terminant (je ne suis pas particulièrement loquace cette semaine, ça reviendra!), voici ce qui me servira d’inspiration pour les premiers mois de l’année:

  • En février, un voyage d’exploration en Finlande avec Sam et Yves de Percolab et des gens de SOL France pour nous imprégner de l’esprit innovateur du projet Team Academy et, qui sait, s’en inspirer pour faire quelque chose d’intéressant au Québec. Ce sera également l’occasion de passer quelques moments à Paris avec les copains d’Imfusio.
  • Beaucoup de ce qui est au coeur de notre travail vient d’écoles de pensée américaines. En 2011, je souhaite ajouter une couche plus européenne dans ce qui m’inspire. Ces jours-ci, ce sont Dominique Bourg et Kerry Whiteside (un français et un américain) qui me captivent avec Vers une démocratie écologique, Le citoyen, le savant et le politique. Le prochain sera Vers une société sobre et désirable, un collectif sous la direction de Dominique Bourg et Alain Papaux. Et il y a aussi quelques Américains qui ne trainent pas trop loin: What Technology Wants de Kevin Kelly, Becoming Animal de David Abram et The Naked Presenter de Garr Reynolds.
  • Enfin, déjà plusieurs mandats dans le collimateur avec, entre autres, Vidéotron, les CRÉ de la Capitale-Nationale et de l’Abitibi-Témiscamingue, l’Institut de développement durable des premières nations du Québec-Labrador et la SADC de Manicouagan comme clients. Et plusieurs nouvelles demandes entrent chaque semaine!

Étienne

La première récolte de l’année 2011!

Avant tout, j’en profite pour vous souhaiter une bonne année 2011! Je vous souhaite de la remplir de choses qui vous passionnent et qui vont vous pousser à aller plus loin dans la concrétisation de vos projets! Je vous invite à prendre soin de vous et de ceux qui vous entourent pour que vous puissiez faire de cette année 2011 ce que vous souhaitez qu’elle soit!

Pour ma part, je souhaite que 2011 soit une année de continuité après 2010 qui fut une année de grands changements : achat de maison, changement d’emploi, démarrage de ma pratique privée, confirmation d’un deuxième bébé dans la famille, déménagement, changement d’orientation professionnelle et démarrage d’une entreprise pour ma conjointe Geneviève, et j’en passe! Donc, pour 2011 je souhaite consolider tout ça même si la venue au monde de la petite Myriam d’ici les prochaines semaines risque de venir perturber l’équilibre que j’ai réussi à installer dans mon monde! Peu importe, un nouvel équilibre viendra s’installer au fil des semaines…

Au niveau boulot, je reprends là où j’avais laissé : les demandes d’interventions continuent à entrer et les mandats de 2010 se poursuivent pour mon plus grand plaisir. Un début de semaine axé sur la préparation d’interventions et une fin de semaine en intervention chez trois clients différents, voici à quoi j’ai occupé mon temps. Mon moment fort de la semaine : la première rencontre avec une équipe de consultation dans le cadre d’une grande démarche participative où plus de 1500 employés syndiqués seront invités à participer à l’élaboration d’un plan développement durable.

La mise en place d’une équipe de consultation/pilotage est devenue pour moi une condition de réussite à toute intervention qui repose sur la participation de grands groupes. Cette équipe est constituée d’un échantillon représentatif des participants qui seront impliqués dans la démarche, et ce, à tous les niveaux de l’organisation. Généralement, on y retrouve entre 8 et 12 personnes qui auront le mandat d’intervenir tout au long de la démarche afin d’apporter leur point de vue et de bonifier le travail effectué de leur expérience. Évidemment, compte tenu de leur provenance et du fait que nous tentons de sélectionner des participants qui font preuve de leadership dans leur milieu, il arrive fréquemment qu’on se retrouve avec des membres de l’équipe de consultation qui ne sont pas du tout vendus à l’idée de collaborer à une démarche participative où tous se retrouveront égaux dans la mesure du possible. Dans ces moments, il faut savoir comprendre les préoccupations de la personne et voir comment transformer ces préoccupations en plus value pour l’équipe. Faire en sorte que son besoin puisse servir à toute l’équipe!

C’est exactement ce que j’ai vécu cette semaine. En y pensant bien, c’est souvent la même chose qui se produit : en recherchant des participants qui font preuve de leadership, il arrive que l’on rencontre des gens qui ne sont pas toujours positifs face aux projets et aux demandes de la gestion au premier coup d’oeil, mais qui ont énormément d’influence sur leurs collègues. On pourrait être tentés de les exclure de l’équipe et de sélectionner des gens qui sont naturellement positifs et ouverts, mais il faut résister à cette tentation pour éviter que l’on se retrouve avec une équipe qui voit les choses avec des lunettes roses. Encore une fois, c’est l’équilibre qu’il faut rechercher pour avoir une équipe qui soit la plus représentative possible de l’ensemble des participants à la démarche. Comme il est peu probable que tous les participants qui seront impliqués soient ouverts et positifs, il est donc souhaitable que l’équipe de consultation soit composée de quelques-uns de ces leaders qui sont souvent perçus comme négatifs. Là où ça devient intéressant, c’est lorsque ces personnes acceptent de faire confiance au groupe et au processus et se rendent compte d’elles-même du bien fondé de la démarche et de la plus value d’impliquer de grands groupes plutôt que de faire appel à un petit groupe d’experts. Dès lors, nous avons un «champion» sur qui l’équipe de consultation pourra compter tout au long de la démarche. Un moment magique dans la vie d’une équipe de consultation et pour le consultant qui les accompagne!

Voilà ma première récolte en espérant que je ne suis pas trop rouillé après ces trois semaines de pause!

Philippe

Noël, il me semble que ça fait un bon moment que c’est passé…

Redémarrage pas mal actif avec l’avancement de 2 planifications stratégiques et le redémarrage de 2 autres. Pour le groupe Dancause, quelques nouvelles demandes d’études de marché pas mal intéressantes. Des beaux mandats en perspective pour l’équipe (c’est important!).

Du côté intervention en développement organisationnel, démarrage d’une intervention tout à fait intéressante auprès d’une équipe de direction d’une institution importante dans le domaine de la recherche. L’objectif est de faire passer à un autre niveau la capacité de l’équipe de direction à collaborer. Une belle équipe avec des gens allumés. C’est à la fois la force et le danger dans un tel mandat! Il faut réussir à ne pas seulement tout réfléchir et tout faire passer par la tête… Il est bien rare que les réflexes et attitudes de gestion ne fassent pas un petit détour par le coeur. Avec des gens intelligents, on peut facilement se laisser bercer par l’intellect  ;-)

Dans un autre ordre d’idée, nous avons reçu depuis le début de l’année quelques nouvelles demandes d’animation qui ont toutes la même caractéristique : on nous demande de venir animer une rencontre qui va se ternir dans 5-10 jours. Disons que ce genre de demande nous arrive périodiquement, mais que là ça se multiplie. Ces « manifestations » me donnent l’occasion de revenir sur un point central de notre pratique : L’animation n’est qu’un des morceaux du casse-tête. Le coeur de notre intervention est plutôt le « processus de collaboration » lui-même, c’est à dire la compréhension de la raison d’être du projet et l’utilité pour les participants, ou encore le design du processus devant permettra d’atteindre ces objectifs (celui-ci débute normalement avant les moments de rencontre de groupe et peut se poursuivre après).

L’objectif n’est donc pas de tenir une rencontre, mais plutôt de vivre un processus de collaboration qui permettra de générer la valeur attendue par les parties prenantes. Vous comprendrez donc que l’animation, loin d’être anodine, n’est toutefois qu’un ingrédient de la recette. Qui plus est, vous comprendrez aussi qu’il est quasi impossible d’animer (ou de faciliter dans notre cas) sans un processus solide pour soutenir le travail de collaboration. Sans celui-ci, notre travail d’animateur devient facilement un travail « d’entertainer » et de motivateur. Au pire, on finit par prendre sur notre dos de générer les résultats pour le groupe, ce qui est tout à fait contre-productif.

Qu’est-ce que j’aimerais que ceux qui ont à tenir de telles rencontres retiennent?  2 choses :

  • Qu’une rencontre n’est normalement qu’un moment dans un processus plus large ayant des objectifs et des attentes précis de la part des parties prenantes impliquées.
  • Qu’un processus de collaboration se planifie et se construit. Pour moi, c’est la différence entre un « show » et une rencontre puissante qui dépasse toutes les attentes (vous savez, ces rencontres qui nous énergisent et donnent à un groupe l’élan fondamental requis afin de déplacer des montages?).

Voilà! De toute façon, si vous nous contactez quelques semaines à l’avance, on pourra vous mettre sur la bonne piste  ;-)

Bonne semaine!

Photo de l’entête: J-S Bouchard, Camp Mercier, décembre 2009.

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2 Responses to Première récolte de la cuvée 2011

  1. Yael dit :

    Bonne 3éme année et longue vie GrisVert !

  2. Denis L dit :

    J-S et sa gang; bravo pour votre vision avant-gardiste! Le monde a besoin de personnes qui savent poser des conditions favorables à la collaboration et aux vrais échanges!
    Bonne année 2011!
    Denis L
    Intervenant en psychosociologie

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